27.11.2006
Ca se passe comme ça chez Mc Donald's
Peace and Love.
Je suis un bon chrétien, du coup j'aime tout le monde et j'ai une inclination particulière pour ceux qu'on n'aime pas. Parmi ces derniers on trouve une catégorie particulière: ceux que personne n'aime, que tout le monde déteste, j'ai nommé les supporters de foot, en particulier ceux du PSG et plus précisemment ceux de boulogne.
Je suis donc triste que l'un d'entre eux soit mort, comme j'ai été bouleversé quand Khaled Kelkal est mort. Je ne suis pas schizo, j'aime mon prochain comme un frère, quoi qu'il soit, fasse ou pense.
Des informations.
Tout comme vous j'ai beaucoup lu et ce que j'ai trouvé ne m'a pas étonné: en gros il faut décorer le courageux qui a risqué sa vie face à 150 skinheads.
Et puis j'ai trouvé ça:
Des précisions importantes ont été apportées vendredi. Le récit de Yanniv Hazout, le supporter menacé, tout d'abord : «Je me suis mis à courir quand je me suis senti menacé par les personnes qui couraient derrière moi. J'avais fait 200 ou 300 mètres sur la place et là, il y a eu un policier qui s'est interposé entre nous pour disperser la foule et les dissuader de continuer. A ce moment là, honnêtement, il n'y en avait que trois ou quatre et si je continuais à courir cela se serait terminé mais (...) derrière il y en avait plein (...) qui attendaient juste qu'on m'attrape». Le procureur a déclaré de son côté que le policier a «perdu ses lunettes et a vu une masse sombre s'approchant», ce qui pourrait expliquer l'usage de son arme à feu.
Vu d'ici on peut demander des comptes à Afflelou. On peut aussi se dire qu'un gamin est mort, un gros con de rastek qui a pris une balle destinée à un arabe, mais je m'égare il n'est pas mort, il a crevé la gueule ouverte:
Selon les calculs de LEXPRESS.fr, ce délai s’élève à une quinzaine minutes.
Nous disposons en effet de deux témoignages inédits de jeunes supporters parisiens, Matthieu (26 ans) et Vincent (24 ans), arrivés très vite au chevet de la victime, qui était alors allongée devant l’entrée d’un entrepôt de la RATP, à une trentaine de mètres du Mac Donald’s où s’était réfugié le policier. Nous avons nous-mêmes constaté la présence de Matthieu et Vincent, jeudi soir, auprès du blessé, et leurs efforts pour le maintenir en vie.
Il était en train de partir"
C’est Matthieu qui, dès 22 h 54 - l’heure d’appel figure dans la mémoire de son téléphone portable - passe un appel au "112", le numéro d’urgence des pompiers. Selon lui, la personne de permanence ne paraissait pas encore informée de ce qui se passait du côté de la Porte de Saint-Cloud. La conversation va durer 3 minutes et 20 secondes. "Le pompier que j’ai eu au téléphone m’a d’abord demandé des précisions sur les circonstances du drame, puis il m’a dit qu’ils allaient envoyer une équipe", confie Matthieu.
Celui-ci raconte avoir ensuite passé son portable à une "jeune fille blonde", présente sur les lieux, qui paraissait avoir des notions de secourisme. "Le pompier lui donnait des conseils à distance, raconte-t-il. Je ne la connaissais pas, mais elle a fait tout son possible. Elle était agenouillée et appuyait sur le thorax de la victime, à l’endroit où la balle avait pénétré. Dans le même temps, un homme que je ne connaissais pas non plus, âgé d’environ 35 ans, lui donnait des petites claques pour le maintenir éveillé. Nous ne voulions pas qu’il ferme les yeux, mais nous sentions qu’il était en train de partir".
Complètement perdu
Au bout de 3 minutes et 20 secondes, la ligne téléphonique est brusquement interrompue. A 22 h 57, puis à 22 h59, Matthieu tente, vainement, de rappeler le "112". Il tombe sur un message d’accueil. "C’était interminable, j’étais complètement perdu", se souvient Vincent. "Nous ne savions pas quoi faire, confirme Matthieu. Des jeunes sont allés chercher des petites bouteilles et nous avons essayé de verser un peu d’eau dans la bouche du blessé pour éviter qu’il se déshydrate."
Afin de préparer l’arrivée des pompiers, les CRS commencent à disperser les personnes présentes auprès de la victime, dont Matthieu et Vincent. Ils utilisent notamment des gaz lacrymogènes, ce qui ajoute à la confusion.
Les premiers secours arrivent peu avant 23h10. Au total, une quinzaine de minutes se sont écoulées depuis l’appel de Matthieu. S’agit-il ou non d’un délai normal en pareil cas? Les pompiers de Paris, sollicités par LEXPRESS.fr, invoquent le secret de l’instruction pour s’abstenir de tout commentaire.
Matthieu, lui, ne parvient pas à oublier ces minutes d’attente et se plaint du traitement médiatique de l’affaire: "Personne ne parle de ce qui s’est passé pendant que la jeune fille essayait de le maintenir en vie, qu’un autre supporter et moi-même lui mettions de l’eau sur le visage, de ces supporters qui formaient un 'cordon de sécurité' pour lui laisser de l’air, ni de ceux partis chercher des bouteilles d’eau ou voir les agents de police, qui n’ont d’ailleurs pas bougé. Il y a eu un mouvement de solidarité autour de ce jeune homme! Alors, tout le monde a oublié le racisme et ce qui allait autour ce soir-là. Pour nous qui étions avec lui, ce qui se passait dans le McDo était à cent lieux. On entendait plus les chants, les cris, on voulait juste faire de notre mieux. Et que les pompiers arrivent."
Je ne veux pas en faire un Julien Oussekine mais je suis comme d'habitude stupéfait du traitement qui est fait quand on parle des supporters: amalgame, desinformation, intolérance. Les mêmes qui sont en pointe du combat anti-sarkonnard oublient tous leurs principes, il faut donc terroriser les terroristes, être raciste contre les racistes, finalement il l'a bien mérité, vu ce qu'il est, ce qu'il pense, ce qu'il dit.
Ca m'emmerde d'autant plus qu'un autre monde est possible. J'ai passé une bonne partie de ma carrière à papoter au boulot avec les pires racistes et les pires racailles en même temps, les premiers étaient déçus que je ne sois pas fan de Jean Marie, les deuxièmes m'appelaient leur bougnoule et on étaient tous d'accord sur le fait qu'on étaient pas assez payés, c'était le bon temps, aujourd'hui tout ça a été remplacé par des bimbos insipides, quel dommage.
You'll never walk alone.
Mais que se passe-t-il dans nos tribunes? Ben je sais pas trop, ça fait trop longtemps que je n'y ai pas mis les pieds mais le fait d'avoir trainé du parcage visiteur de Louhans jusqu'à la fosse aux lions en passant par le parc (à boulogne et chez les visiteurs), je me souviens d'avoir vu des bastons, des fusils d'assaut, des casseurs, des cow-boys, j'en passe et des meilleures. Je me souviens surtout d'avoir crié, chanté, dansé, d'avoir hurlé avec les loups, d'avoir pleuré, mais surtout et toujours d'avoir été avec des potes, que je ne connais pas et que je ne reverrais jamais. Voilà pourquoi, entre autres, tout supporter fait partie de ma famille. C'est aussi pourquoi j'espère une réaction exemplaire de toutes les tribunes.
Football.
Et maintenant? Les jours des Boulogne Boys sont comptés, le parc des princes en sursis, le PSG sur la selette. Pourvu que les gentils gagnent et que les méchants perdent. A part ça tout va bien, le foot n'en sortira que grandi, lavé de cette peste brune.
Gervais Martel milite pour le modèle anglais, il a été invité par Arsène à Arsenal-Liverpool: pas un incident (il n'y a donc plus de hooligans en Angleterre). Un indice: là bas une place de parking à l'année pour les matchs coute 800 €, de quoi payer 4 abonnements avec kebabs/cannette en France.
Joueurs, dirigeants, arbitres, supporters ... Pas un pour rattraper l'autre, tout ça nous prépare des spectacles affligeants ...
Pour conclure (on m'a appris à l'école qu'il fallait) et comme le disait un supporter du PSG: tout n'est pas si facile, tout ne tient qu'à un fil, chacun sa mafia, chacun sa millefa, aujourd'hui ça se passe comme ça.
Courage à Mounir et au policier myope.
Et puis si un jour 150 mecs te coursent, je serai là pour toi.
PS: Berlu aurait truqué les élections qu'il a perdu, décidement une sale habitude.
Je suis un bon chrétien, du coup j'aime tout le monde et j'ai une inclination particulière pour ceux qu'on n'aime pas. Parmi ces derniers on trouve une catégorie particulière: ceux que personne n'aime, que tout le monde déteste, j'ai nommé les supporters de foot, en particulier ceux du PSG et plus précisemment ceux de boulogne.
Je suis donc triste que l'un d'entre eux soit mort, comme j'ai été bouleversé quand Khaled Kelkal est mort. Je ne suis pas schizo, j'aime mon prochain comme un frère, quoi qu'il soit, fasse ou pense.
Des informations.
Tout comme vous j'ai beaucoup lu et ce que j'ai trouvé ne m'a pas étonné: en gros il faut décorer le courageux qui a risqué sa vie face à 150 skinheads.
Et puis j'ai trouvé ça:
Des précisions importantes ont été apportées vendredi. Le récit de Yanniv Hazout, le supporter menacé, tout d'abord : «Je me suis mis à courir quand je me suis senti menacé par les personnes qui couraient derrière moi. J'avais fait 200 ou 300 mètres sur la place et là, il y a eu un policier qui s'est interposé entre nous pour disperser la foule et les dissuader de continuer. A ce moment là, honnêtement, il n'y en avait que trois ou quatre et si je continuais à courir cela se serait terminé mais (...) derrière il y en avait plein (...) qui attendaient juste qu'on m'attrape». Le procureur a déclaré de son côté que le policier a «perdu ses lunettes et a vu une masse sombre s'approchant», ce qui pourrait expliquer l'usage de son arme à feu.
Vu d'ici on peut demander des comptes à Afflelou. On peut aussi se dire qu'un gamin est mort, un gros con de rastek qui a pris une balle destinée à un arabe, mais je m'égare il n'est pas mort, il a crevé la gueule ouverte:
Selon les calculs de LEXPRESS.fr, ce délai s’élève à une quinzaine minutes.
Nous disposons en effet de deux témoignages inédits de jeunes supporters parisiens, Matthieu (26 ans) et Vincent (24 ans), arrivés très vite au chevet de la victime, qui était alors allongée devant l’entrée d’un entrepôt de la RATP, à une trentaine de mètres du Mac Donald’s où s’était réfugié le policier. Nous avons nous-mêmes constaté la présence de Matthieu et Vincent, jeudi soir, auprès du blessé, et leurs efforts pour le maintenir en vie.
Il était en train de partir"
C’est Matthieu qui, dès 22 h 54 - l’heure d’appel figure dans la mémoire de son téléphone portable - passe un appel au "112", le numéro d’urgence des pompiers. Selon lui, la personne de permanence ne paraissait pas encore informée de ce qui se passait du côté de la Porte de Saint-Cloud. La conversation va durer 3 minutes et 20 secondes. "Le pompier que j’ai eu au téléphone m’a d’abord demandé des précisions sur les circonstances du drame, puis il m’a dit qu’ils allaient envoyer une équipe", confie Matthieu.
Celui-ci raconte avoir ensuite passé son portable à une "jeune fille blonde", présente sur les lieux, qui paraissait avoir des notions de secourisme. "Le pompier lui donnait des conseils à distance, raconte-t-il. Je ne la connaissais pas, mais elle a fait tout son possible. Elle était agenouillée et appuyait sur le thorax de la victime, à l’endroit où la balle avait pénétré. Dans le même temps, un homme que je ne connaissais pas non plus, âgé d’environ 35 ans, lui donnait des petites claques pour le maintenir éveillé. Nous ne voulions pas qu’il ferme les yeux, mais nous sentions qu’il était en train de partir".
Complètement perdu
Au bout de 3 minutes et 20 secondes, la ligne téléphonique est brusquement interrompue. A 22 h 57, puis à 22 h59, Matthieu tente, vainement, de rappeler le "112". Il tombe sur un message d’accueil. "C’était interminable, j’étais complètement perdu", se souvient Vincent. "Nous ne savions pas quoi faire, confirme Matthieu. Des jeunes sont allés chercher des petites bouteilles et nous avons essayé de verser un peu d’eau dans la bouche du blessé pour éviter qu’il se déshydrate."
Afin de préparer l’arrivée des pompiers, les CRS commencent à disperser les personnes présentes auprès de la victime, dont Matthieu et Vincent. Ils utilisent notamment des gaz lacrymogènes, ce qui ajoute à la confusion.
Les premiers secours arrivent peu avant 23h10. Au total, une quinzaine de minutes se sont écoulées depuis l’appel de Matthieu. S’agit-il ou non d’un délai normal en pareil cas? Les pompiers de Paris, sollicités par LEXPRESS.fr, invoquent le secret de l’instruction pour s’abstenir de tout commentaire.
Matthieu, lui, ne parvient pas à oublier ces minutes d’attente et se plaint du traitement médiatique de l’affaire: "Personne ne parle de ce qui s’est passé pendant que la jeune fille essayait de le maintenir en vie, qu’un autre supporter et moi-même lui mettions de l’eau sur le visage, de ces supporters qui formaient un 'cordon de sécurité' pour lui laisser de l’air, ni de ceux partis chercher des bouteilles d’eau ou voir les agents de police, qui n’ont d’ailleurs pas bougé. Il y a eu un mouvement de solidarité autour de ce jeune homme! Alors, tout le monde a oublié le racisme et ce qui allait autour ce soir-là. Pour nous qui étions avec lui, ce qui se passait dans le McDo était à cent lieux. On entendait plus les chants, les cris, on voulait juste faire de notre mieux. Et que les pompiers arrivent."
Je ne veux pas en faire un Julien Oussekine mais je suis comme d'habitude stupéfait du traitement qui est fait quand on parle des supporters: amalgame, desinformation, intolérance. Les mêmes qui sont en pointe du combat anti-sarkonnard oublient tous leurs principes, il faut donc terroriser les terroristes, être raciste contre les racistes, finalement il l'a bien mérité, vu ce qu'il est, ce qu'il pense, ce qu'il dit.
Ca m'emmerde d'autant plus qu'un autre monde est possible. J'ai passé une bonne partie de ma carrière à papoter au boulot avec les pires racistes et les pires racailles en même temps, les premiers étaient déçus que je ne sois pas fan de Jean Marie, les deuxièmes m'appelaient leur bougnoule et on étaient tous d'accord sur le fait qu'on étaient pas assez payés, c'était le bon temps, aujourd'hui tout ça a été remplacé par des bimbos insipides, quel dommage.
You'll never walk alone.
Mais que se passe-t-il dans nos tribunes? Ben je sais pas trop, ça fait trop longtemps que je n'y ai pas mis les pieds mais le fait d'avoir trainé du parcage visiteur de Louhans jusqu'à la fosse aux lions en passant par le parc (à boulogne et chez les visiteurs), je me souviens d'avoir vu des bastons, des fusils d'assaut, des casseurs, des cow-boys, j'en passe et des meilleures. Je me souviens surtout d'avoir crié, chanté, dansé, d'avoir hurlé avec les loups, d'avoir pleuré, mais surtout et toujours d'avoir été avec des potes, que je ne connais pas et que je ne reverrais jamais. Voilà pourquoi, entre autres, tout supporter fait partie de ma famille. C'est aussi pourquoi j'espère une réaction exemplaire de toutes les tribunes.
Football.
Et maintenant? Les jours des Boulogne Boys sont comptés, le parc des princes en sursis, le PSG sur la selette. Pourvu que les gentils gagnent et que les méchants perdent. A part ça tout va bien, le foot n'en sortira que grandi, lavé de cette peste brune.
Gervais Martel milite pour le modèle anglais, il a été invité par Arsène à Arsenal-Liverpool: pas un incident (il n'y a donc plus de hooligans en Angleterre). Un indice: là bas une place de parking à l'année pour les matchs coute 800 €, de quoi payer 4 abonnements avec kebabs/cannette en France.
Joueurs, dirigeants, arbitres, supporters ... Pas un pour rattraper l'autre, tout ça nous prépare des spectacles affligeants ...
Pour conclure (on m'a appris à l'école qu'il fallait) et comme le disait un supporter du PSG: tout n'est pas si facile, tout ne tient qu'à un fil, chacun sa mafia, chacun sa millefa, aujourd'hui ça se passe comme ça.
Courage à Mounir et au policier myope.
Et puis si un jour 150 mecs te coursent, je serai là pour toi.
PS: Berlu aurait truqué les élections qu'il a perdu, décidement une sale habitude.
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